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Animal Cross obtient la suspension de l’abattage indiscriminé des bouquetins du Bargy en Haute-Savoie

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Le tribunal administratif de Grenoble donne raison à l’association Animal Cross qui avait décidé d’attaquer en référé la décision du Préfet ordonnant l’abattage indiscriminé de 60 bouquetins sur le massif du Bargy en Haute-Savoie, dans le cadre de la lutte contre la brucellose.

Le débat fait rage depuis 2012, autour de ces caprins des Alpes. Partisans et adversaires s’affrontent depuis dans le massif du Bargy en Haute-Savoie. En cause la brucellose, une redoutable maladie transmise par ces bouquetins, qui contamine les vaches et les moutons en alpage.

D’un côté les éleveurs applaudissent ces abattages tandis que les associations de protection de la nature se battent farouchement contre, notamment sur le front judiciaire pour dénoncer ces mesures. En 2015, Brigitte Bardot avait même demandé au président la grâce des bouquetins. En mai 2020, la préfecture de Haute-Savoie avait annonçé qu’elle envisageait de nouvelles campagnes de “prélèvements ” pour protéger la filière de production du Reblochon”. 


Une victoire judiciaire en attendant le jugement sur le fond

Animal Cross obtient la suspension de l’abattage indiscriminé des bouquetins du Bargy en Haute-Savoie. Le tribunal administratif de Grenoble vient de donner raison à l’association qui avait décidé d’attaquer en référé la décision du Préfet ordonnant l’abattage indiscriminé de 60 bouquetins sur le massif du Bargy pour la période 2020-2022, dans le cadre de la lutte contre la brucellose.

Ils devaient être tués sans avoir été testés au préalable à cette maladie. Le jugement sur le fond est attendu dans quelques mois. C’est la première victoire obtenue par une association face à l’Etat depuis le début des abattages des bouquetins du Bargy en 2012. Le juge des référés a considéré que le Préfet de Haute-Savoie avait méconnu l’article L. 411-2 4° du code de l’environnement, à savoir qu’il n’avait pas cherché s’il existait une solution alternative satisfaisante, condition nécessaire à l’abattage d’une espèce protégée.

L’association a soutenu que des solutions plus efficaces existent : il s’agit par exemple de la mise en place d’une ségrégation spatiale des animaux consistant en la séparation des quartiers saisonniers du bouquetin des cheptels domestiques, évitant ainsi les zones de pâturage communes. Ce dispositif consiste en l’établissement de parcs et d’une surveillance des troupeaux (par des bergers ou leurs chiens) lorsque les animaux d’élevage s’aventurent dans les hauteurs où se situe l’habitat naturel des bouquetins.

Pour Animal Cross, la préservation de la vie des bouquetins et de la biodiversité vaut bien un aménagement et un changement d’habitude des éleveurs. Le Conseil National de la Protection de la Nature (CNPN), composé d’experts indépendants, avait émis un avis défavorable concernant l’abattage de ces 60 bouquetins non testés. Le CNPN avait notamment pointé, dans son avis, que l’étude de solutions alternatives, condition légale à la délivrance d’une dérogation, n’avait pas été préalablement menée par la Préfecture de Haute-Savoie.

Quand au vaccin, des essais sont en cours, mais pour l’heure rien de concluant qui pourrait mettre un terme à cette bataille rangée autour des grands cornus acrobates des pierriers.

 

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Source France 3

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