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Balades en forêt et à la plage : conseils pour ne pas déranger les animaux sauvages

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L’envie d’évasion est palpable. Après 55 jours enfermés, le bruissement des feuilles d’arbres ou l’air marin ont manqué. Cela tombe bien. Depuis la fin du confinement, l’accès à certains espaces naturels est à nouveau possible en Normandie, région classée en zone verte.

Mais pendant près de deux mois, les animaux sauvages se sont habitués à l’absence de présence humaine. Et ils ont pris leurs aises. Certains d’entre eux se sont même installés dans des endroits habituellement empruntés par les promeneurs.

Pour éviter de déranger goélands, chouettes ou chevreuils lors des balades en forêt et sur le littoral, voici quelques conseils.
 

 

Faire attention où l’on marche dans la forêt…

« Retrouver les forêts sur la pointe des pieds. » C’est une recommandation de l’Office national des forêts (ONF), gestionnaire des forêts publiques en France.

Les promeneurs doivent emprunter les « sentiers balisés » et être à l’affût de ce qui se trouve au sol, insiste la Ligue de protection des oiseaux (LPO). La saison est cruciale. Il s’agit de la période de mises bas pour les mammifères et de nidification.

Plusieurs espèces d’oiseaux nichent à même le sol. C’est le cas notamment des chouettes hulottes. Pendant cette période des naissances, le passage des marcheurs pourrait causer des dégâts sur la faune sauvage.
 

 

… et sur la plage

La vigilance s’impose aussi sur le litoral normand. Richard Grège est ornithologue et administrateur de la Ligue de protection des oiseaux de Normandie. Il explique : « habituellement, les goélands argentés installent leurs nids en retrait, sur les falaises du Pays de Caux ». Mais en l’absence de baigneurs et de promeneurs, ces oiseaux de mer ont profité de la quiétude du confinement. Ils ont élu domicile sur les plages de galets, directement accessibles aux humains.
 

« Les gravelots à collier interrompu pondent dans le sable. Il faut regarder par terre où on met les pieds ! » Richard Grège, ornithologue et administrateur de la LPO Normandie

Même risque sur le littoral sableux du Cotentin et du Bessin. « Sur ces plages, des espèces d’oiseaux nichent dans le sable », indique Richard Grège. C’est le cas des gravelots à collier interrompu. Ces oiseaux migrateurs se reproduisent chaque année en Normandie. Mimétiques, ils ont la particularité de se confondre avec le sable et donc de mettre en danger leurs couvées.
 
Les gravelots à collier interrompu nichent notamment dans la Manche à Aumeville-Lestre. Le littoral de cette commune n’a pas rouvert. La raison ? Le Groupe ornithologique normand (GONm) a constaté leur présence. « Il ne faut pas perturber ces oiseaux, je préfère ne pas autoriser l’accès à la plage pour le moment », précise le maire de la commune Bernard Gosselin.

Il prévoit de baliser les espaces où les nids sont installés, comme c’est déjà le cas sur certaines plages du Calvados. Il envisage aussi de placer des panneaux d’indications, afin d’éviter la fréquentation du haut de la plage. L’élu a déposé un dossier auprès de la préfecture pour demander une réouverture partielle du littoral et permettre aux marcheurs d’emprunter le sentier de randonnée GR223, qui traverse la plage.
 

Tenir les chiens en laisse

L’Office national des forêts et la Ligue de protection des oiseaux recommandent de garder les animaux de compagnie sous contrôle, dans les forêts, sur les chemins de campagne et sur les plages. Dans les bois et forêts, un arrêté ministériel impose déjà de tenir les chiens en laisse « en dehors des allées forestières », jusqu’au 30 juin.

Même si les boules de poils témoignent leur envie de se dégourdir les pattes, les maîtres ne doivent pas céder. L’arrêté ministériel a vocation à « prévenir la destruction des oiseaux et de toutes espèces de gibier et de favoriser leur repeuplement ». L’’Office national des forêts précise que l’instinct des chiens « peut les encourager à attaquer ou à gêner la faune sauvage ».

Etre prudent sur la route

Quand les humains ne sont pas là, les animaux dansent. Des canards sur les pavés de Paris et des coyotes dans les rues de San Franciso aux Etats-Unis. Des clichés d’animaux sauvages en ville ont circulé pendant le confinement.
 

Le trafic routier quasi inexistant durant 55 jours, les animaux ont pris l’habitude de s’approcher des zones urbaines et des routes, sans trop se méfier. Depuis le 11 mai, la circulation reprend. L’Office national des forêts encourage les automobilistes à « redoubler d’attention ». La faune sauvage peut être davantage présente sur la chaussée.
 

Respecter les mesures sanitaires

Sur le littoral et dans les forêts, les activités sont réglementées. Sur les plages où l’accès est autorisé, pas de pique-nique ou de bains de soleil. Seules les activités dynamiques sont permises.

Promenades, marche, cyclisme… En forêt, certaines activités sportives, détaillées par le gouvernement, sont possibles. 

L’accès à ces milieux naturels est conditionné au respect des mesures barrières et à la distanciation physique. Les groupes de plus de 10 personnes ne sont pas autorisés. L’Office national des forêts appelle à « faire preuve de responsabilité lors des visites en forêts » pour éviter la propagation du Covid-19.
 





Source France 3

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