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” Ce sont des actes de pervers, ils ont besoin de faire mal ” analyse une psychologue

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Depuis plusieurs semaines, les attaques à l’encontre de chevaux et poneys se multiplient. Pour l’heure, aucune interpellation n’a eu lieu. Des faits qui relèvent de la psychopathologie, comme nous l’explique Hélène Romano, docteure en psychologie et en droit.

Neuf chevaux attaqués dans la région. Trois morts. Depuis plusieurs semaines, les attaques sur les équidés se multiplient. D’abord en Saône-et-Loire puis dans le Jura et finalement partout en France. 

Ce sont des pervers, ils ont besoin de faire mal 

Le mardi 18 août dernier, la gendarmerie de l’Yonne expliquait : “Pour l’instant, toutes les pistes sont ouvertes. La motivation reste très difficile à établir. Plusieurs hypothèses demeurent : des rituels sectaires, un défi, des actes de vengeance ou ceux d’un psychopathe.”

Pour la psychologue, spécialisée en criminologie, Hélène Romano, ces attaques relèvent clairement de la psychopathologie. Elle développe : ” C’est évident que ce sont des personnes qui présentent des troubles psychopathologiques. Les animaux ne sont pas anesthésiés et sont victimes d’actes extrêmement violents. Ce qui induit des souffrances atroces pour eux. ”  

Elle poursuit : ” Ce sont des actes de pervers. Ils ont besoin de faire mal. Les psychopathes y prennent du plaisir, un plaisir qui peut même devenir sexuel pour certains. “

 

 Depuis le début de ces attaques, aucun prélèvement fait sur les animaux n’a pu être permettre de retrouver trace d’un ADN. Aucune trace ni indice n’a permis de remonter jusqu’à d’éventuels suspects. Encore une fois, selon Hélène Romano, c’est la marque des psychcopathes :
” Les psychopathes sont très organisés, très intelligents et ne laissent pas de traces. Ils opèrent de manière très organisée et réfléchie. Ils méprisent le risque d’être arrêtés et ne s’intègrent pas dans les règles sociales. Ils vont même à l’encontre de ces règles de base comme le fait de ne pas tuer quelqu’un… ” 

Dès lors, des indices permettent-ils d’observer si ces actes ont pu être commis par des personnes différentes ? 
” On remarque que les chevaux sont mutilés de manière très différente. Certains sont victimes de coups de couteaux, d’autres sont vidés de leurs organes, évicérés vivants… Le fait que les modes opératoires soient différents laisse penser que ce ne sont pas les même profils d’individus ” . 

 

Simple acte de mimétisme ou travail en bande organisée ? 

Lors de son déplacement à Saint-Eusèbe le vendredi 28 août, le ministre de l’agriculture, Julien Denormandie reconnaissait :  “On ne sait pas s’il s’agit d’un groupe organisé ou d’un effet de mimétisme” .

Pour la professionnelle, cet effet de mimétisme ne pourrait concerner que les agressions les moins violentes, du moins celles qui n’entrainent pas la mort de l’animal, à l’instar des agressions au couteau. Elle explique : ” Ceux qui sont dans un effet de mimétisme font plutôt faire cela pour avoir leur heure de gloire dans le journal. Leurs actes sont violents, mais ils ne vont pas jusqu’au bout ” . 


L’hypothèse d’un rite de sacrifice ? 

Un temps évoqué, l’hypothèse de la mort pour sacrifice est difficilement vérifiable. “Dans la mythologie, le cheval n’est pas considéré comme une victime. Ils existent dans certaines croyances des animaux connus pour les rituels de sacrifice, à l’instar des chats “ expose Hélène Romano. Rien en revanche concernant les chevaux ou les poneys. 

De même pour les bouts de corps prélevés, qu’il s’agisse des oreilles, des yeux ou des organes sexuels, aucun lien n’aurait encore pu être établi avec un quelconque rite. Toutefois, concernant la castration d’animaux, la psychothérapeute observe qu’ils sont souvent perpétrés par de personnes présentant des problèmes sexuels ou des traumatismes passés : ” Victimes d’agressions sexuelles, de viol ou encore présentant des problèmes d’impuissance ” conclut-elle.

Lors de sa visite en Saône-et-Loire, le ministre de l’agriculture, Julien Denormandie a promis que “justice sera faite ” . Pour ce type de faits, les coupables risquent jusqu’à 2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende.

 



Source France 3

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