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Coronavirus Covid-19. Pourquoi les abattoirs peuvent être des foyers de contamination au virus

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Les abattoirs sont sous surveillance. Depuis le début du déconfinement en France, le risque de contamination y est particulièrement présent. Parmi les salariés de l’abattoir de Kermené, à Saint-Jacut-du-Mené, dans les Côtes-d’Armor, 109 cas d’infection au SARS-CoV-2 ont été détectés sur 1 027 testés, et 56 employés de l’établissement Tradival de Fleury-les-Aubrais (Loiret) ont été contaminés sur 397 dépistés.

Des cas qui viennent s’ajouter aux 11 personnes testées positives au sein de l’abattoir de volailles Arrivé, à Essarts-en-Bocage, en Vendée. Des nouveaux foyers de contamination au coronavirus qui inquiètent et interrogent les conditions de travail dans les abattoirs. 

L’atmosphère y est humide, il fait en moyenne quatre à huit degrés celsius. Dans l’industrie de la viande, les règles sanitaires sont strictes. Masques, gants, blouses, charlottes, bottes et lavage des mains font partie du quotidien, même en dehors des périodes épidémiques.

Pourtant, et particulièrement dans les ateliers de découpe de la viande, le virus survit et se propage. “Dans certains abattoirs, c’est difficile de respecter la règle de distanciation sociale et les gestes barrières. Les équipes travaillent dans des espaces confinés” explique Thierry Girard, secrétaire général de la CFDT agro-alimentaire de l’Isère. 

En temps normal, déjà, le travail dans les abattoirs y est physiquement pénible. Thierry Girard décrit une ambiance particulière : “ils doivent porter des carcasses d’animaux très lourds, ce qui provoque des troubles musculo-squelettiques… Sans parler des gestes répétitifs et du sang des animaux.”

Même si chacun porte un masque, en période d’épidémie, la sécurité sanitaire dans les abattoirs n’est pas garantie. “Avec l’humidité, les masques perdent de leur capacité de filtration et tiennent rarement quatre heures “, pointe l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses). Un théâtre idéal pour la propagation du coronavirus. 
 

À l’abattoir de Grenoble, pas de contamination encore observée

“On est une petite équipe, d’une vingtaine de personnes environ, et les postes de travail sont espacés de six mètres.” Pour le président de l’abattoir de Grenoble, Eric Rochas, pas d’appréhension.

Avant le confinement, des mesures d’hygiène ont été mises en place. Protocole de distanciation sociale, lavages des mains, aucun contact humain, rien n’est laissé est hasard. “Aujourd’hui, les clients rentrent un à un, pas de foule et il y a du gel hydroalcoolique à toutes les entrées. Les salariés portent une tenue spéciale à l’intérieur et désinfectent régulièrement les couteaux. On n’est pas entassés les uns sur les autres.”
 

Pour autant, Eric Rochas avoue avoir eu quelques inquiétudes au début de l’épidémie, liées aux manques d’informations sur la maladie. Jusqu’à maintenant, il reste attentif. Tout au long du confinement, la production des abattoirs en France n’a pas cessé et a augmenté avec une demande de viande plus importante en supermarchés. 

 

“La reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle”

“On réclame des mesures de dépistages au moindre doute et la reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle” exige la FGA-CFDT, syndicat majoritaire dans l’agro-alimentaire.

Concernant les risques posés par la consommation de viande, pas d’inquiétude : aucune infection par voie digestive n’a pour l’heure été identifiée. Généralement, la cuisson suffit à écarter tout risque éventuel.
 

Interrogé par France 3 Bretagne, le médecin du CHU de Rennes Matthieu Revest, doute de la résistance du virus sur les surfaces inertes comme la viande. “Dans un abattoir […] tout au long de la chaîne, les produits sont très protégés, avant même cette période d’épidémie, expose le spécialiste des maladies infectieuses. Le virus ne résisterait pas aux processus de protection de la viande contre les autres pathogènes habituels : bactéries, etc.” 

 



Source France 3

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