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de Lamotte-Beuvron à Saint-Denis, ces épreuves qui coincent

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Le bureau exécutif du comité d’organisation des Jeux Olympiques (COJO) doit passer en revue ce 15 septembre la carte des sites retenus pour les JO 2024 afin de réaliser des économies. Parmi les points examinés : un possible retour de l’équitation à Lamotte-Beuvron, dans le Loir-et-Cher.

Pour trouver quelque 400 millions d’euros d’économies, les organisateurs des Jeux olympiques de Paris-2024 s’apprêtent à retoucher sérieusement la carte des sites qui accueilleront les épreuves olympiques et paralympiques. Les premières pistes évoquées portent notamment sur un déplacement des épreuves équestres vers le Loir-et-Cher, réclamé par la Fédération française d’équitation, et l’abandon de Saint-Denis au profit de la Défense pour la natation.

L’équitation à Versailles, “iconique” ou bling-bling ?

A Paris-2024, on parle de choix “iconique” et on ne semble pas décidé à revenir dessus. A l’instar de la Tour Eiffel (beach volley), du Grand Palais (escrime, taekwondo) ou de la Concorde (sports urbains), le château de Versailles est l’un des sites emblématiques de la candidature parisienne, susceptible de promettre des images uniques pour les diffuseurs et les sponsors.

Mais dès les semaines qui ont suivi l’attribution des JO à Paris, la Fédération française d’équitation (FFE) a fait volte-face et protesté contre un choix “coûteux” qui ne laisse “aucun héritage“. Un point de vue soutenu localement, notamment par le président de la région Centre-Val de Loire, François Bonneau, qui juge “impératif” de changer de cap.

 

Le choix de l’implantation en Centre-Val de Loire, au cœur du merveilleux territoire naturel de la Sologne, permettrait de mettre à l’honneur les territoires ruraux. […] Le choix d’un site rural pour l’accueil des épreuves équestres serait un signal politique fort en direction de ces territoires

François Bonneau, président de la région Centre-Val de Loire

Le choix de Versailles va à l’encontre de tout le travail de modification de l’image de l’équitation en donnant à penser que le cadre qui convient est celui des châteaux“, a quant à lui déclaré en août le maire de Lamotte-Beuvron, Pascal Bioulac, qui défend la candidature du Parc Equestre Fédéral, le plus grand d’Europe, situé sur sa commune et qui accueille chaque année l’Open de France, le rendez-vous des clubs équestres. 

Le coût de l’équipement provisoire à Versailles a été évalué à 27 millions d’euros HT, un chiffre que les détracteurs du projet jugent sous-estimé, d’autant plus qu’une fois les JO achevés, cette installation devra être démontée.

 

La natation passe à l’Ouest: de Saint-Denis à La Défense?  

Ce fut l’une des grandes promesses de la candidature de Paris-2024: construire, dans le département le plus pauvre de France, une grande piscine à Saint-Denis, juste en face du Stade de France, pour les épreuves de natation.

Mais depuis que les JO ont été attribués à Paris, en septembre 2017, le projet multiplie les avaries. Après une alerte sur de possibles surcoûts en mars 2018, le centre aquatique olympique (CAO), un chantier pérenne et principalement à la charge des finances publiques, a d’abord été redimensionné pour accueillir le water-polo et le plongeon, tandis que celles de natation ont été promises à un site provisoire, toujours à Saint-Denis mais financé par l’argent privé du COJO et avec la promesse de réimplanter les trois bassins démontables en Seine-Saint-Denis.

Mais depuis cet été, l’idée a surgi de faire migrer les épreuves de natation à l’ouest de Paris, à La Défense Arena (Hauts-de-Seine), où évolue le club de rugby du Racing. De quoi faire bondir le nouveau maire de Saint-Denis Mathieu Hanotin, qui voit une épreuve “reine” des JO s’en aller. La faisabilité technique du transfert à la Défense Arena est à l’étude et rien n’a filtré sur son gain financier par rapport à l’hypothèse précédente. En revanche, le coût du CAO a quand même été réévalué à la hausse fin avril dernier, à 174,7 millions d’euros contre 113 selon un précédent budget.

 

Le Bourget, une zone olympique réduite ? 

A l’origine, la zone olympique prévue pour s’étaler sur les communes de La Courneuve, Le Bourget et Dugny (Seine-Saint-Denis) devait être richement pourvue: trois épreuves (tir, badminton, volley-ball) et un village des médias promis à devenir un nouveau quartier, une “cité-jardin du 21e siècle” autour du parc départemental de la Courneuve.

Mais là aussi, le projet s’effiloche pour faire des économies. Dans un premier temps, en juin 2018, le badminton a été rapatrié à Paris. Quant

au village des médias, le Comité international olympique (CIO) et Paris-2024 ont rapidement remis en question sa nécessité pour les JO, alors qu’il figurait au dossier de candidature. Le projet est rendu plus compliqué par les retards dans la livraison des lignes 16 et 17 du métro du Grand Paris. Une contre-expertise est en cours sur ce sujet précis des transports. 

Le village des médias, qui doit notamment se transformer en 1 300 logements, va-t-il être réduit? Va-t-il être “phasé” comme l’ont compris plusieurs sources, c’est-à-dire une partie construite avant 2024 et l’autre après? Et quid des équipements, écoles, crèches qui doivent aller avec ?

 

Côté épreuves, il est désormais question que le volley-ball, qui devait se dérouler dans une installation provisoire, quitte également Le Bourget. Mais cette ville pourrait récupérer l’escalade, et à terme un mur pérenne pour cette discipline.

 



Source France 3

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