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débordée par sa soixantaine de lapins, une Toulonnaise appelle les associations au secours



Depuis le 24 août, des refuges associatifs du Var et des Alpes-Maritimes procèdent à Toulon au sauvetage d’une soixantaine de lapins chez une particulière, débordée par la prolifération de ses animaux. Avant l’adoption de lapins, les associations préconisent de les faire stériliser et vacciner.

Lundi 24 août, Kimberley Deloffre a reçu un appel surprenant. « Une dame de Toulon m’a contactée pour me demander d’intervenir chez elle, car elle ne pouvait plus s’occuper de ses lapins, raconte la présidente de Riviera’s Pets, un refuge associatif pour animaux basé à Saint-Raphaël (Var). 

Sur le coup, je pensais qu’elle allait me parler d’une dizaine ou d’une quinzaine d’animaux. Mais je ne m’attendais pas à une soixantaine !

Kimberley Deloffre, présidente de Riviera’s pets

 Habituée à recueillir des animaux délaissés, elle n’a cependant jamais eu affaire à un sauvetage aussi important.

« J’ai aussitôt cherché des familles d’accueil avec qui je collabore et lancé un appel sur les réseaux sociaux pour prévenir les autres associations du Var et des Alpes-Maritimes, » racontre Kimberley Deloffre.

Elle vole au secours de la Toulonnaise en détresse avec Marcella Auvare, une amie elle aussi gérante d’un refuge. Les animaux se sont accumulés dans un enclos dans son jardin, et présentent parfois des handicaps liés à la consanguinité. Après avoir réussi à attrapper une vingtaine de lapins, les deux bénévoles les dispersent chez des partenaires basés au Luc, à Cannes et à La Gaude.

Nous recherchons activement d’autres associations ou familles d’accueil afin de sauver la majeure partie des lapins. Nous allons faire un deuxième voyage d’ici une dizaine de jours.

Kimberley Deloffre, présidente du refuge Riviera’s Pets

Le syndrome de Noé

Marcella Auvare accueille dans son refuge d’Antibes cinq léporidés, et elle n’hésitera pas à en prendre davantage une fois que les plus jeunes seront sevrés. Dans son quotidien de bénévole, elle fait souvent face à ce qu’elle nomme le syndrome de Noé.
 

Ce sont des gens amoureux des animaux qui commencent par en recueillir un, puis deux… et qui se retrouvent chez eux avec une accumulation d’animaux qui vivent dans des conditions déplorables. On nous appelle régulièrement dans ce genre de cas.

Marcella Auvare, présidente d’Hello médiation animale


« La propriétaire s’en occupait bien. Elle s’est juste retrouvée débordée », juge Kimberley Deloffre. La Toulonnaise, déjà propriétaire de onze chats et de rongeurs, a commencé avec cinq lapins qu’elle prévoyait de tous stériliser.
« Lorsqu’elle les a achetés en animalerie, on lui avait pourtant dit qu’ils l’étaient, » glisse la présidente de Riviera’s Pets. Mais le confinement est arrivé et les lapins, laissés ensemble, ont proliféré.

Les lapins souvent victimes d’abandon

Les associations sont toujours à la recherche d’adoptants. « C’est toujours mieux de se rendre dans des refuges si on veut adopter des animaux : on peut donner des conseils avant et bien après l’adoption. On fait peut-être payer des frais d’adoption, mais les animaux sont vaccinés et stérilisés, » explique Kimberley Deloffre. « Le problème, c’est que les gens trouvent ça trop cher », observe Cécilia Fruleux, à la tête d’Au service des animaux (ASA 06).

Les gens ne se renseignent souvent pas sur le comportement des lapins. Ils ne doivent pas vivre en cage, ils peuvent grignoter des fils apparants, ont besoin de nourriture fraîche. Ils peuvent aussi mordre lorsqu’ils ont atteint leur majorité sexuelle. Leurs propriétaires les abandonnent par agacement.

Cécilia Fruleux, ASA 06

Pour cette bénévole des Alpes-Maritimes, le problème repose sur le caractère non-obligatoire de l’identification de l’animal.

« C’est imposé pour l’achat pour les chats, les chiens, les furets, les animaux vulnérables à la rage et ça permet notamment de retrouver les propriétaires qui les ont abandonnés. On observe bien moins d’abandons de furets, parce qu’ils reviennent à près de 500 euros avec le passeport et l’identification obligatoires. Un achat pareil, on y refléchit. »

Elle préconise : « Il ne faut pas que l’achat d’un lapin revienne à 20 euros, reste un achat facile. »

 



Source France 3

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