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des refuges normands sont déjà pleins avant l’été


Ce 27 juin est marqué par la 2e édition de la journée mondiale contre l’abandon des animaux domestiques. Les refuges se préparent chaque été à recueillir de nombreux chiens et chats. Or, depuis le déconfinement, des propriétaires ont abandonné leur animal et parfois les places manquent. 

 

Comme chaque été des milliers d’animaux domestiques risquent d’être abandonnés en raison du départ en vacances de leur propriétaire. Mais cette année, ces malheureux ne vont sans doute pas trouver de place dans tous les refuges normands, car certains sont déjà pleins. 4210 animaux ont été recueillis par les 62 refuges SPA en France depuis le 11 mai. A Tollevast près de Cherbourg-en-Cotentin (50), 49 chiens dorment dans des box et les trois chatteries accueillent une soixantaine de chats, la capacité maximale est atteinte. 
 

A la SNPA (Société Normande de Protection des Animaux, non affiliée à la SPA) de Rouen, la situation est plus contrastée : « Le refuge n’est pas complet, mais on est obligé de laisser des boxes vides car nous sommes en travaux. De ce fait, la capacité de boxes est réduite en ce moment donc on peut accueillir des chiens qui arrivent par la police ou les pompiers, trouvés sur la voie publique, mais pour les abandons de particuliers, on est obligé de réduire. » explique Valérie Deve, coordinatrice du refuge. 


Refuge de Tollevast : 2 adoptions pour 3 abandons

Après la pause du confinement où même les refuges ont été fermés pendant plusieurs semaines, les portes se sont rouvertes, avec des restrictions. A Rouen, la SNPA accueille de nouveau le public depuis début juin. 
Mais à Tollevast, il faut prendre rendez-vous pour pouvoir venir au refuge, uniquement les après-midis.
 

D’habitude le hall est noir de monde, plein de personnes venues adopter, notamment le dimanche. Mais en ce moment, c’est désespérément calme.

Fabienne Renouf, responsable du refuge de Tollevast

Si le déconfinement a permis à davantage de propriétaires de venir donner leur animal au refuge, les adoptants, eux sont moins nombreux. Ainsi le ratio est actuellement de deux adoptions pour trois abandons. Le compte n’y est pas.
 

Au refuge de Tollevast (50), César, chien abandonné, attend une nouvelle famille dans un hall vide : l'accès au refuge n'est plus libre depuis la crise sanitaire, les adoptions se font uniquement sur rendez-vous les après-midis.

Au refuge de Tollevast (50), César, chien abandonné, attend une nouvelle famille dans un hall vide : l’accès au refuge n’est plus libre depuis la crise sanitaire, les adoptions se font uniquement sur rendez-vous les après-midis.

© France Télévisions/ PM Puaud

Divorce, déménagement, départ d’une personne âgée en EHPAD, achat coup de cœur d’un animal sans avoir réfléchi aux responsabilités: les raisons pour amener son animal au refuge sont multiples. L’établissement demande 80 euros au propriétaire pour accueillir son animal. Actuellement à Tollevast, cet « abandon officiel » n’est même plus possible, faute de place. Les candidats à l’abandon sont placés sur liste d’attente. Alors, l’autre version de l’abandon, celle qui consiste à laisser son animal en rase campagne, est forcément en augmentation. C’est ce qui est arrivé à Guenzo, retrouvé très affaibli attaché à un poteau près de Saint Lô.

Guenzo a été abandonné attaché à un poteau près de Saint Lô (50)

Guenzo a été abandonné attaché à un poteau près de Saint Lô (50)

© France Télévisions/ PM Puaud

« L’abandon, c’est toujours une blessure »

Guenzo le sharpei vit désormais dans un box aux côtés de Yoko le berger, saisi chez ses propriétaires qui lui infligeaient de mauvais traitements. « On sent dans leur aboiements et leurs hurlements qu’ils sont malheureux. Ils ne comprennent pas ce qu’ils font là. » raconte Emilie, agent animalier au refuge de Tollevast.
 

L’abandon, c’est toujours une blessure. Ca laisse des traces.

Emilie, agent animalier au refuge de Tollevast

Pour sa campagne de sensibilisation contre l’abandon, la SPA a réalisé une vidéo intitulée « le survivant » : un chien nous raconte le calvaire qu’il a vécu après son abandon.

 

Du côté des chatteries de Tollevast, on affiche complet aussi. A l’aube des vacances d’été, les responsables du refuge sont inquiets.

Après trois mois de confinement, les Français vont-ils être plus enclins à abandonner leur animal de compagnie, tant l’envie de partir en vacances est forte ? Le bilan de l’été 2020 risque d’être pire que ceux des années précédentes en terme d’abandons.

 

Fabienne Renouf, responsable du refuge de Tollevast (50), en compagnie de Blues, chat à adopter

Fabienne Renouf, responsable du refuge de Tollevast (50), en compagnie de Blues, chat à adopter

© France Télévisions/ PM Puaud

En attendant dans les refuges, les bénévoles pansent les blessures tant physiques que psychologiques de ces animaux. Ils soignent au quotidien ces chats et ces chiens et tentent de leur redonner confiance et de leur trouver une famille d’adoptants aimante et responsable.

 





Source France 3

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