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journée de mobilisation pour les pro et les anti-ours à Toulouse et en Ariège


Journée de mobilisation sur le dossier de l’ours en Occitanie, ce samedi 4 juillet. D’un côté, les anti-ours étaient 2.000 à s’être rassemblé autour de l’Etang de Lers en Ariège. A Toulouse, ils étaient 150 personnes à soutenir le plantigrade dans les Pyrénées. 

« Dans mes montagnes, loin des villes et du bruit. La vie passe tranquille » Une chanson comme un symbole. C’est en fredonnant ces paroles que les anti-ours se sont réunis ce samedi 4 juillet en Ariège, autour de l’Étang de Lers. Au total près de 2.000 éleveurs, élus, syndicalistes agricoles et chasseurs venus réclamer la fin des lâchers d’ours dans les Pyrénées et la suppression des spécimens les plus prédateurs comme le loup. 

« Nous sommes venus soutenir les éleveurs qui sont en train de tout perdre, explique l’une des manifestantes. J’ai de la famille qui est en train de perdre toutes ses bêtes. Et les montagnes sont en train de mourir. » « Les montagnes comment seront elles nettoyées sans nos brebis ? Quand on vivrait sans nos brebis ? rajoute une jeune fille. C’est important d’être là pour eux et de rendre hommage aux brebis mortes. »  

21 nouvelles brebis tuées

48 heures auparavant, 21 bêtes sont mortes victimes d’un dérochement sur l’estive de Turguilla située sur la commune d’Ustou en Ariège. Probablement, la conséquence du passage d’un ours. 

Au même moment, à 90 kilomètres de là, 150 pro-ours se réunissaient devant la préfecture d’Occitanie à Toulouse. Au mois de juin, un ours a été tué par balle relançant le conflit entre éleveurs et défenseurs de la biodiversité. « Nous sommes 14.000 à manifester« , a lancé aux manifestants le chef de file du camp pro-ours, Alain Reynes, invoquant le résultat, « constaté par huissière » d’une « télé manifestation » en ligne organisée conjointement.
 

Ils étaient 150 devant la préfecture d'Occitanie à Toulouse à réclamer le remplacement de l'ours abattu en juin dernier.

Ils étaient 150 devant la préfecture d’Occitanie à Toulouse à réclamer le remplacement de l’ours abattu en juin dernier.

© Auriane Duffaud -FTV

Ils sont venus réclamer le remplacement de ce spécimen, un mâle de quatre ans. »Il faut retrouver les coupables, que l’affaire ne soit pas classée sans suite » a souligné Alain Marek, délégué régional de l’Association pour la protection des animaux sauvages.  

Pour Gérard Caussimon, FIEP – Groupe Ours Pyrénées,  « la cohabitation entre ours et éleveurs est possible. On le voit dans les Pyrénées-Atlantique avec les éleveurs laitiers qui ont l’habitude de garder leurs moutons et de les rentrer le soir. Là, il n’y a pas de dommages d’oursCela n’a rien à voir avec des histoires de bobos. Ce sont des caricatures que les opposants, notamment les syndicats agricoles qui ne veulent pas de prédateurs au niveau national. Ils font monter la mayonnaise avec ça. L’ours est le symbole dans les Pyrénées de la biodiversité. Il est évident que si on ne les protège pas cette parcelle d’amazonie locale  ce n’est pas la peine de donner des leçons aux autres. »

Huile sur le feu

L’Etat a porté plainte mais l’enquête n’a jusque-là pas abouti, tandis que l’offre par l’ONG Sea Shepherd d’une prime de 45.000 euros pour toute information menant aux auteurs a mis de l’huile sur le feu chez les anti-ours. 

L’Etat peine a instauré le calme dans les deux camps. L’annonce en janvier dernier du gel de son programme de réintroductions, invoquant « une dynamique favorable de la population ursine« , avec une cinquantaine de spécimens désormais recensés dans les Pyrénées, n’a pas calmé les esprits dans une région où le dossier de l’ours est chaque jour un peu plus sensible. 
    



Source France 3

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