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L214 dévoile des images choc d’un élevage d’oiseaux pour la chasse situé dans les Deux-Sèvres

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L214 et un naturaliste ont mené une enquête dans un élevage d’oiseaux situé à Missé dans les Deux-Sèvres. En diffusant ce jeudi des images de cadavres, ils dénoncent les conditions d’élevage de ces animaux destinés à être tués par les chasseurs.

Ce sont des images de l’un des plus grands élevages d’animaux pour la chasse qui sont diffusés ce jeudi par L214.
L’association de protection des animaux lance un nouveau pavé dans la mare, en dénonçant cette fois, les conditions dans lesquelles, des milliers d’oiseaux sont élevés.
Les photos et les vidéos ont été prises dans un élevage situé à Missé dans les Deux-Sèvres par un lanceur d’alerte.

Vue aérienne - élevage de Faisans - Deux-Sèvres

Vue aérienne – élevage de Faisans – Deux-Sèvres

© Sébastien Arsac – L214

Pierre Rigaux, un naturaliste indépendant spécialisé dans la chasse, a par ailleurs mené une enquête avec L214, sur cet élevage qui appartient au groupe Gibovendée dont le siège est situé en Vendée. Il dénonce les conditions de détention des oiseaux.
“On voit des oiseaux qui sont utilisés comme reproducteurs qui sont placés dans de toutes petites cages dans lesquelles ils sont maintenus pour pondre des oeufs. Gibovendée est l’entreprise leader en France. On estime à près de 40.000, le nombre d’oiseaux élevés sur le site de Missé, ce sont uniquement des oiseaux reproducteurs” explique Pierre Rigaux qui dénoncent aussi les conditions de vie de ces oiseaux.

“Faire naître des oiseaux pour leur tirer dessus”

Le principe de ces élevages est de vendre les poussins aux chasseurs mais ce qui scandalise ces défenseurs des animaux, ce sont les conditions de vie des reproducteurs.
“Il y a une production gigantesque d’oiseaux sur ce site, des perdrix et des faisans. Le fait de faire naître des oiseaux pour leur tirer dessus, c’est choquant. Les oiseaux sont dans des cages minuscules, c’est de l’élevage intensif pour la chasse”, s’insurge Pierre Rigaux.
Les enquêteurs dénoncent aussi un taux de mortalisté élevé dû à la trop forte densité d’oiseaux par cage.

Ils s’entretuent entre eux parce qu’ils sont trop serrés, c’est pour ça qu’on leur met des ustensibles sur le bec pour limiter les agressions entre eux. Il y a beaucoup de cadavres.

Pierre Rigaux, naturaliste.

Jeune faisan d'élevage (sous bâtiment)

Jeune faisan d’élevage (sous bâtiment)

© Sébastien Arsac – L214

Selon L214, Gibovendée détiendrait 300.000 faisans et perdrix reproducteurs, ils estiment que l’entreprise produit chaque année 20 millions d’oeufs à couver ainsi qu’un million d’oiseaux prêts à être lâchés.
L’exportation vers d’autres pays d’Europe est un débouché commercial important pour cette entreprise. Les exportations vers le Royaume-Uni représentaient à eux seuls un tiers de son chiffre d’affaires en 2017 (Autorité de la concurrence, p. 3). Aujourd’hui, plusieurs compagnies maritimes refusent de transporter ces oiseaux destinés à être chassés. Eurotunnel est une des rares voies encore ouvertes pour l’Angleterre. L214 demande à cette entreprise de rejoindre la position des compagnies maritimes en refusant de transporter les animaux destinés à être chassés.

L214 demande aux législateurs d’interdire l’élevage de ces animaux destinés à être chassés. Ils lancent aussi une pétition pour exiger d’Eurotunnel de mettre fin aux transports de ces animaux vers l’Angleterre. Gibovendée réaliserait un tiers de son chiffre d’affaires en exportant au Royaume-Uni.

La vidéo diffusée ce jeudi par L214.

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Source France 3

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