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les éleveurs de chevaux inquiets par les actes de mutilation sur leurs animaux

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Trois cas de mutilation d’animaux sont recensés en Pays de la Loire depuis le début de l’année, l’un en Vendée, un autre en Sarthe et le plus récent en Mayenne. La FDSEA de Mayenne a décidé de se porter civile.

Samedi 22 août, Serge Guérinel, éleveur de trotteurs à Colombiers-du-Plessis en Mayenne, a découvert l’une de ses poulinières blessée, une plaie de 15 centimètres au niveau de son flanc droit.

“J’ai ressenti beaucoup de haine vis-à-vis des auteurs des faits”, confie l’éleveur, encore sous le choc. “Probablement la jument s’est débattue et a réussi à se sauver.”

Pour le vétérinaire de Javron-les-Chapelles qui soigne l’animal blessé, il ne fait aucun doute que la blessure est intentionnelle. “Ce n’est pas une plaie naturelle, c’est ce que j’ai déclaré à la gendarmerie”, confirme-t-il.

Très inquiet, l’éleveur a rapatrié ses chevaux au plus près de son domicile. Les voisins sont également en alerte et suivent les recommandations de la Gendarmerie.

“On sent que cela se rapproche, on est sur nos gardes.”

“On a mis des cadenas sur toutes les entrées et sorties des écuries. On a renforcé avec du grillage les endroits qui pouvaient être accessibles et on dort sur place”, explique un voisin éleveur.

Dans un communiqué diffusé ce 27 août, la FDESEA de Mayenne “fait part de son inquiétude, adresse son plein soutien auprès des éleveurs concernés et annonce se porter partie civile dès lors qu’une plainte sera déposée.”

Si les cas de sévices recensés concernent principalement des équidés, le cas d’un veau mutilé a également été signalé le week-end du 22 août dans la Sarthe. L’animal a été retrouvé mort dans un champ avec “l’oreille droite coupée et des lacérations sur ses appareils génitaux”, a précisé le parquet du Mans qui a ouvert une enquête.

 

Portrait-robot des agresseurs

Depuis le début de l’année 2020, une vingtaine de cas de mutilation d’animaux sont recensés partout en France selon les services de la Gendarmerie Nationale.

Dans la nuit de lundi à mardi 25 août, un propriétaire d’un refuge animalier dans l’Yonne en Bourgogne a réussi à mettre en fuite deux agresseurs. Il a pu fournir de précieux détails aux enquêteurs qui ont réalisé un portrait-robot de ces individus.

 

La gendarmerie en charge rappelle aux propriétaires et éleveurs d’éviter de modifier les lieux, considérés comme des scènes de crimes.

Mises en garde et recommandations de la Gendarmerie

  • Effectuez une surveillance quotidienne des chevaux aux prés ;
  • Évitez de laisser un licol quand l’animal est au pré ;
  • Si vous en avez la possibilité, vous pouvez envisager la pose d’une petite caméra de chasse ;
  • Signalez aux unités de Gendarmerie en appelant le 17, tout comportement suspect à proximité des pâtures (stationnement de véhicules ou présence inhabituelle d’individus) ;
  • Si vous êtes concernés par les faits décrits, appelez le 17 également. Ne procédez à aucune modification des lieux, portez plainte le plus rapidement possible.

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Source France 3

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