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Nature : des drones pour sauver des faons le temps des moissons

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Voici venu le temps des moissons et avec elles un danger immédiat pour les lièvres, faisans ou chevreuils qui trouvent les conditions idéales pour vivre au pied de ces cultures et se reproduire.

C’est aussi le cas pour les faons. Durant les trois semaines qui suivent leur naissance, les petits du cerf ou du chevreuil se cachent dans les hautes herbes et, par instinct, ne bougent pas en cas de danger. Les prédateurs ne les repèrent pas mais les agriculteurs non plus.

Chaque année, nombreux sont ceux qui passent malheureusement entre les griffes des moissonneuses batteuses. 
 

© P.Lesage / A.Landry / S.Fourel / F.Fourel
© P.Lesage / A.Landry / S.Fourel / F.Fourel

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Création de l’association “Sauvons les faons” 

Ils s’appellent Sandra, Fabrice, Alexandre et Philippe et tous les 4 ont eu l’idée de créer une association pour sauver « d’une mort certaine des dizaines de milliers d’animaux pendant la fauche des foins chaque année ». Tous sont des professionnels, pilotes de drones et tous ont décidé de mettre leurs compétences au service d’une cause qui leur tient à cœur.

Parmi eux Philippe Lesage. Il a grandi à la campagne et impossible pour ce papa de jeunes enfants de rester insensible au sort de « Bambi ». 

Ce gérant de la société  « aurae drone expertise » a constaté que chez nos voisins suisses, les opérations de sauvetage des faons avec l’aide de drones étaient une pratique courante. Alors pourquoi ne pas le faire chez nous…
 

Des drones équipés de caméras thermiques 

Il faut, avant toute chose, identifier en lien avec les agriculteurs (qui sont au cœur du processus) les parcelles les plus à risque et vérifier ensuite si ces parcelles sont survolables sans restriction. Ensuite, la concertation s’élargit avec les fédérations de chasse qui vont faire appel de leurs côtés à des bénévoles pour intervenir sur le terrain.
Rendez-vous est ensuite pris … en général vers 5h du matin puisque le drone peut commencer légalement à voler 30 minutes avant le lever du soleil.

L’opération peut alors démarrer. Le drone est équipé d’une caméra thermique et en survolant la zone choisie, il va repérer la trace thermique de l’animal et permettre l’intervention au sol des bénévoles.
« Si le faon est assez grand, on le fait fuir dans une direction donnée pour quitter la parcelle… explique Philippe Lesage. S’il est trop petit ce qui risque d’arriver cette année on le prend précautionnement avec des gants pour éviter de lui donner notre odeur et on va le poser sur le bord de la parcelle ».

 

Une équipe de 4 personnes est nécessaire pour mener à bien la mission de sauvetage / © P.Lesage / A.Landry / S.Fourel / F.Fourel
Une équipe de 4 personnes est nécessaire pour mener à bien la mission de sauvetage / © P.Lesage / A.Landry / S.Fourel / F.Fourel

Une expérience test a été menée en juin dernier dans l’Ain en collaboration avec la Fédération de chasse du département. Elle a permis en 3 matinées de sauver 12 faons d’une mort certaine.  

Dans le Doubs, c’est lundi matin à l’aube, à l’heure où blanchit la campagne que sera lancée cette première opération (car c’est une première en France ! ) de sauvetage des petits du cerf et du chevreuil. 

Et Philippe Lesage et ses camarades dronistes ne comptent pas en rester là. Ils ont prévu déjà de chercher des financements pour l’année prochaine.

Parce que ce n’est pas sans frais et si la Fédération de chasse du Doubs a accepté de dégager un budget  de 1500 euros sur les 3 matinée de sauvetage, il faudra sans doute à l’avenir imaginer d’autres formes de financement. Pour Philippe Lesage, « si d’autres veulent le faire et nous rejoindre, c’est bien. Plus on aura de fonds, plus on pourra faire de parcelles et plus on pourra mobiliser et tant mieux si cela donne des idées aux autres ».

www.sauvonslesfaons.org
 



Source France 3

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