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Oiseaux et animaux sauvages : les conseils de la LPO d’Auvergne pour mieux les protéger

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Le confinement mis en place pour limiter la propagation de l’épidémie du COVID 19 a fait le bonheur de la faune sauvage. De nombreuses espèces ont profité du calme et de l’absence de l’activité humaine pour étendre leur territoire. En cette période de déconfinement, la Ligue de Protection des Oiseaux d’Auvergne appelle à la plus grande vigilance et donne quelques recommandations.

Rester vigilant lors des sorties

Pendant huit semaines, la faune a repris ses droits. Elle a occupé des espaces habituellement fréquentés par l’homme. “Pendant le confinement, les animaux ont été extraordinairement tranquilles. Plus de voitures, plus de pêcheurs, plus de marcheurs … ils  n’étaient pas dérangés. Ils vivaient et se déplaçaient tranquillement en pleine période de reproduction”  indique Christian Bouchardy, président de la LPO Auvergne. Depuis le 11 mai, jour du déconfinement, il s’inquiète de voir des animaux en détresse, des portées et des nids détruits par la population.“Beaucoup d’oiseaux nichent au sol et dans les herbes aquatiques. Les sternes, les gravelots ou encore les œdicnèmes. Ils étaient tellement tranquilles qu’ils ont niché dans des endroits où ils ne seraient jamais allés. D’ordinaire ils nichent sur les îles, là, ils se sont installés sur les bancs de sables et sur les bords de l’Allier. C’est la même chose pour les canards, les cygnes, les grèbes. Ils nichent à des endroits qui sont à portée de vue” explique-t-il.  La LPO Auvergne demande à la population de faire très attention. “Nos craintes sont que les promeneurs, les  baigneurs, les pêcheurs, les kayakistes piétinent les œufs. On ne les voit pas, ils ressemblent à si méprendre à des galets” s’attriste Christian Bouchardy. Dans les départements de l’Allier et du Puy-de-Dôme, des panneaux d’information et de mise en garde ont été installés sur les bords de la rivière Allier.

Le président de la LPO Auvergne recommande aux promeneurs “de rester sur les sentiers balisés que ce soit au bord des points d’eau, en forêt mais aussi en montagne”. Le busard cendré est lui aussi dans ce cas, il niche à même le sol dans les champs. “Chaque année, nous repérons leurs nids. Nous les indiquons aux agriculteurs qui acceptent de faucher après l’envol des petits. Cette année, nous avons eu une autorisation spéciale pour faire l’inventaire pendant le confinement. Heureusement, sinon cela aurait été une catastrophe”. Plus de 300 petits ont été recensés dans les champs de blés situés dans la plaine de Limagne et les zones céréalières du Puy-de-Dôme et de l’Allier.  

Plus que jamais les oiseaux ont besoin de toute notre attention, à l'image de ce jeune merle encore dans son nid. / © K. Tir / FTV
Plus que jamais les oiseaux ont besoin de toute notre attention, à l’image de ce jeune merle encore dans son nid. / © K. Tir / FTV

 

Lever le pied au volant

Les véhicules sont de retour sur les routes et la faune n’a pas forcément pris la mesure du déconfinement. “Les animaux ont baissé leur garde et pris des habitudes dangereuses. Ils marchent encore sur les routes et mangent sur les bas-côtés” indique Christian Bouchardy. Puis il ajoute : “Chaque année, il y a près de 60 000 collisions entre des véhicules et des animaux sauvages, notamment des sangliers et des chevreuils. Les automobilistes doivent faire attention”.

Adrien Corsi, soignant et responsable du centre de soins de la LPO à Clermont-Ferrand, fait le même constat : “comme l’Homme est de retour, la faune va devoir réapprendre les réflexes de protection”. Il préconise aux automobilistes d’être prudents au volant et de demeurer vigilants quant à la présence d’animaux sur les routes. “Il faut bien respecter les limitations et même rouler plus lentement dans les secteurs où l’on aperçoit de la faune. Les oiseaux, surtout les rapaces, ont la fâcheuse tendance à s’envoler presque au dernier moment. Si l’on va trop vite, on a du mal à esquiver. Il vaut mieux anticiper, cela peut sauver des vies” explique-t-il.

Jeter les déchets à la poubelle

Le déconfinement s’est également accompagné d’incivilités. Des masques et des gants en plastique sont jetés en ville et dans la nature. En plus d’être un problème sanitaire, ils sont également un danger pour l’environnement, la faune et la flore. Adrien Corsi déplore ces comportements irrespectueux : “Gants et masques à usage unique sont jetés comme cela. Ils mettent des années à se dégrader. C’est une vraie pollution, une catastrophe environnementale. Et puis, ce sont de véritables pièges pour les oiseaux. Ils accrochent leur bec et leurs pattes dedans. Ils peuvent se blesser très gravement”.

Le responsable du centre de soins conseille de “privilégier le lavage régulier des mains plutôt que d’utiliser des gants jetables et de porter un masque en tissu lavable et réutilisable“. Même si cela relève du bon sens, il convient de jeter les gants et les masques dans une poubelle adaptée. Les déchets de tout type représentent un réel danger pour la faune sauvage et de manière générale, pour l’environnement.



Source France 3

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